Mouvement et risque sont des notions indissociables. Le risque "zéro" n’est possible qu’assis dans son salon avec casque et "jack-strap" et entouré de tous les types de détecteurs possibles. Pour faire une activité, il faut accepter les risques qui lui sont associés. Oui, le sillonnage est une activité qui comporte des risques, mais moins que de rouler en auto sur le Métropolitain durant les heures de pointe ou de fumer un paquet de cigarettes par jour ou de faire de la descente en ski alpin, etc. L’important n’est pas de faire que des activités à risque "zéro", mais de limiter au maximum les risques inhérents à une activité qu’on aime faire. Le sillonnage bien fait est peut-être dix fois moins dangereux que du sillonnage mal fait. Les sillonneurs expérimentés et prudents savent ce qu’il faut faire pour réduire les risques. Bien sûr, le danger de chute n’est pas pour autant complètement éliminé, mais la probabilité qu’elle se produise peut être ramenée à un niveau très acceptable.

La section qui suit vous explique les comportements à avoir pour réduire le plus possible les risques d’accidents en sillonnage. Lisez-les attentivement et discutez-en au besoin avec d’autres cyclistes. Évidemment, la théorie ne remplacera jamais la pratique; l’expérience ne s’acquiert qu’en expérimentant.